Transcrire et représenter la musique 1 et 2

Stéphanie Khoury

Publié le 17 janvier 2013 Mis à jour le 11 juillet 2014

La notation musicale constitue pour l’ethnomusicologue à la fois une démarche méthodologique au stade de l’analyse et un moyen de représenter certains aspects de la musique pour communiquer les résultats de sa recherche. L’utilisation de l’écriture occidentale classique pour étudier des musiques extra occidentales ou de tradition orale a été remise en question dès la création de la discipline, sans que l’on puisse trouver une notation musicale de portée universelle. Les questions d’ordre épistémologique liées à ce dilemme fondamental sont abordées au travers de textes d’auteurs. On s’intéressera autant aux différents types d’écriture musicale rencontrés de par le monde qu’aux divers modes de représentation déjà proposés par des ethnomusicologues, tantôt s’inspirant de notations vernaculaires, tantôt adaptant la notation occidentale aux spécificités d’une musique donnée, ou encore imaginant de nouveaux modes de représentation, notamment à l’aide d’outils multimédia. Le cours réunit approches théorique et méthodologique jusqu’à une pratique régulière de la transcription sous forme d’atelier. Il part du principe que les étudiants intégrant le cursus en ethnomusicologie ont un minimum de connaissance et de pratique du solfège occidental.

Le cours se concentre au premier semestre (trancrire et représenter la musique 1) sur le rythme et au second sur la mélodie (trancrire et représenter la musique 2) même si les deux ne sauraient être traités séparément.

Bibliographie de base

  • Arom Simha (1985), Polyphonies et polyrythmies instrumentales d’Afrique centrale. Structure et méthodologie. (2 vol.). SELAF (en particulier les livres III et IV, pp. 171-213 et pp. 215-286).
  • Chemiller Marc (2003), « Pour une écriture multimédia de l’ethnomusicologie ». Cahiers de musiques traditionnelles (16), pp. 59-72.
  • Collectif (1999), Cahiers de musiques traditionnelles (16): Noter la musique. Ateliers d’Ethnomusicologie, Genève.
  • Ellingson Ter (1992), « Transcription » et « Notation », pp.110-152 et pp. 153-164, in : Helen Myers (ed). Ethnomusicology. An Introduction. The New Grove Handbooks in Music. The Macmillan Press.
  • Hood Mantle (1971), The Ethnomusicologist. New York : McGraw-Hill (Chap. Transcription and Notation, pp. 50-122).
  • Kaufman Kay Shelemay (ed) (1990), Musical Transcription. The Garland Library of Readings in Ethnomusicology. New York & London: Garland Publishing (articles de Abraham et Hornbostel, List, Rouget, Seeger).
  • Nettl Bruno (1964), Theory and Method in Ethnomusicology. New York. (Chap. Transcription, pp. 98-130).

Mis à jour le 11 juillet 2014