Motion du département d'Anthropologie

Publié le 11 février 2020 Mis à jour le 11 février 2020

Motion votée à l'unanimité des présents le 23 janvier 2020 à l'Université Paris Nanterre

Date(s)

du 21 janvier 2020 au 31 mars 2020

Les personnels enseignants titulaires et précaires du département d’Anthropologie s’associent au Département de Géographie et de Sociologie de l'Université de Paris-Nanterre. Réuni.e.s en assemblée générale aujourd'hui le 23 janvier 2020, nous prenons collectivement et unanimement position contre le projet de LPPR qui entend enfermer l'enseignement et la recherche dans une logique de compétition, de gestion à court terme et de précarisation généralisée annonçant ainsi :
  • la remise en cause des fonctions du CNU et de la collégialité de l'évaluation des carrières par les pairs ;
  • l'amplification de la contractualisation et de la précarisation dans l'ESR et des personnels BIATSS et ITA ;
  • la remise en cause du statut des enseignant.e.s-chercheur.e.s et des chercheur.e.s avec la disparition de la référence aux 192h équivalent TD.
Cette réforme s'inscrit dans un mouvement plus général de destruction du service public et de remise en cause de la protection sociale, mouvement que l'on retrouve dans la réforme des retraites. Les enseignant.e.s-chercheur.e.s s'opposent également à la réforme des retraites en cours qui annonce :
  • la remise en cause de la logique de solidarité nationale, fondement du principe de la retraite par répartition ;
  • la baisse des pensions ;
  • l'allongement de la durée des carrières.
Nous appelons l'ensemble des collègues, administratifs et enseignants, précaires ou titulaires, de l'ESR à s'exprimer et à se mobiliser selon les modalités qu'elles et ils choisiront (ne pas faire cours, faire cours avec un brassard ‘en grève’, ouvrir l’espace de cours et en faire un lieu de discussion sur les réformes, informer systématiquement les étudiant.e.s sur le contenu des réformes, ne pas pénaliser les étudiant.e.s qui participent à la mobilisation, participer aux manifestations et à la mobilisation nationale, grève et/ou démission des responsabilités administratives, grève du zèle, rétention des notes, et/ou toute autre initiative jugée souhaitable et pertinente).

Nous nous inscrivons ainsi dans la lignée de multiples initiatives des UFR, départements, laboratoires et revues et appelons à amplifier le mouvement.

Mis à jour le 11 février 2020